Salon du Chocolat 2024 : Un plaisir gourmand au service d’une noble cause

Salon du Chocolat 2024 : Un plaisir gourmand au service d’une noble cause

Depuis sa création en 2009 par le Club Rotary Lille Est, cet événement est devenu un incontournable pour les amateurs de chocolat et les défenseurs de causes nobles. Cette année encore, le Salon revêt une importance toute particulière : il se dresse comme un bastion de solidarité envers les enfants et les familles touchés par le cancer pédiatrique.

Mais au-delà du simple plaisir des papilles, chaque visiteur devient un héros anonyme, un bienfaiteur silencieux dans la lutte contre le cancer pédiatrique. Car pour le prix modique d’un ticket d’entrée, vous faites bien plus que savourer des douceurs chocolatées : vous apportez votre soutien concret à la recherche médicale, à l’espoir d’un traitement plus efficace et d’un avenir plus radieux pour ces enfants courageux et leurs familles.

Le Salon du Chocolat et de la Gourmandise 2024 n’est pas seulement une célébration de la gourmandise, mais aussi un acte d’amour et de solidarité. C’est une invitation à se réunir, à partager, à se régaler tout en tendant la main à ceux qui en ont le plus besoin.

Alors venez, laissez-vous séduire par la tentation du chocolat, et ensemble, faisons une différence dans la lutte contre le cancer pédiatrique. Chaque petit geste compte, chaque délicieuse bouchée fait avancer la recherche, et chaque sourire illuminera le visage d’un enfant.

Rendez-vous au Salon du Chocolat et de la Gourmandise 2024, où chaque plaisir est une promesse d’espoir pour un avenir plus doux et plus lumineux pour tous.

WARRIOR ENGUERRAND

Toutes les informations sur le Salon du Chocolat et de la Gourmandise 2024 ici

Cancer du cerveau : la guérison d’un enfant ouvre de grands espoirs pour la recherche

Cancer du cerveau : la guérison d’un enfant ouvre de grands espoirs pour la recherche

Un enfant belge a défié tous les pronostics : diagnostiqué à 6 ans de cette maladie réputée incurable, il est désormais considéré comme guéri, son cerveau ne présentant plus de signe de la tumeur

Rare mais fatal, le gliome infiltrant du tronc cérébral est l’une des formes les plus redoutables des cancers du cerveau pédiatriques. Un enfant, pourtant, semble défier les statistiques : sa guérison, unique au monde, suscite aujourd’hui de grands espoirs pour la recherche. Malgré les progrès dans la prise en charge des cancers pédiatriques, au centre d’une journée mondiale jeudi, cette tumeur touchant entre 50 et 100 enfants et adolescents chaque année en France représente un défi pour le monde médical.

Si le taux de survie à cinq ans d’un cancer pédiatrique atteint désormais 85 %, certains d’entre eux, dont le gliome infiltrant du tronc cérébral, restent de mauvais pronostics. Inopérable, ce cancer est traité habituellement par une radiothérapie, qui permet parfois de freiner la maladie mais dont l’effet est transitoire. Aucun médicament n’a encore démontré son efficacité. L’évolution est en effet très rapide et l’issue généralement fatale dans les 9 à 12 mois suivant la découverte de la tumeur.

Un enfant belge, Lucas, aujourd’hui âgé de 13 ans, a pourtant défié tous les pronostics : diagnostiqué à 6 ans de cette maladie réputée incurable, il est désormais considéré comme guéri, son cerveau ne présentant plus de signe de la tumeur. « Lucas a explosé tous les compteurs de vie », se réjouit son médecin, Jacques Grill, pilote du programme Tumeurs cérébrales du département de cancérologie pédiatrique du centre anti-cancer Gustave-Roussy, au sud de Paris.

« Particularités biologiques »

Le pédiatre se remémore avec émotion avoir annoncé il y a sept ans aux parents de Lucas que leur fils allait mourir. À l’époque, sa famille est venue le faire soigner en France, où le petit garçon est l’un des premiers patients à intégrer un essai clinique pour tester un nouveau médicament, une thérapie ciblée. D’emblée, Lucas répond très bien au traitement. « Au fil des IRM, j’ai vu la tumeur complètement disparaître », raconte le Dr Grill, qui n’ose, malgré ces résultats miraculeux, décider d’arrêter le médicament. Jusqu’à ce qu’il comprenne, il y a un an et demi, que l’enfant avait lui-même cessé de le prendre.

« Un cas comme lui, je n’en connais pas d’autre dans le monde », confie le médecin, dont l’équipe a commencé les recherches sur ce cancer il y a une quinzaine d’années. Reste à comprendre pourquoi Lucas a guéri et comment son cas médical pourrait apporter de l’espoir à des centaines de jeunes à l’avenir.

Une dizaine d’autres enfants inclus dans le même essai clinique ont vu leur espérance de vie dépasser les statistiques et sont toujours en vie plusieurs années après le diagnostic – mais leur cancer n’a pas complètement disparu. Une espérance de vie accrue sans doute en raison de « particularités biologiques de leur tumeur », expliquant leur meilleure réponse au traitement que d’autres patients sous la même thérapie, souligne le Dr Grill.

Le professeur en cancérologie Antoine Italiano, est responsable de l’unité d’essais cliniques de phase précoce de l’Institut Bergonié de Bordeaux. Entre ses mains, des sésames : ces traitements innovants qui donnent de l’espoir à des patients audacieux

« Travail de longue haleine »

« La tumeur de Lucas présentait une mutation extrêmement rare et nous pensons que c’est cette mutation qui a rendu ses cellules tumorales beaucoup plus sensibles au médicament », ajoute le pédiatre, également chercheur à l’Inserm. Dans un essai en cours (Biomède), qui compare le médicament reçu par Lucas à un nouveau traitement prometteur, les chercheurs de Gustave-Roussy étudient non seulement les anomalies génétiques des tumeurs de tous les patients mais fabriquent aussi des organoïdes tumoraux (copies 3D des tumeurs de patients réalisées en laboratoire) pour comprendre leur biologie et leur sensibilité aux médicaments.

« Le cas de Lucas ouvre un vrai espoir : on va essayer de reproduire in vitro les altérations que l’on a identifiées dans ses cellules », explique Marie-Anne Debily, enseignante-chercheuse supervisant ces travaux. Concrètement, les équipes médicales veulent découvrir si les altérations de l’ADN que présentait Lucas, une fois « reproduites » chez d’autres patients, se traduisent également par une diminution de leur tumeur.

Si c’est le cas, « l’étape d’après sera de trouver le médicament ayant le même effet sur les cellules tumorales que ces modifications cellulaires », indique Marie-Anne Debily. Enthousiastes devant cette nouvelle « piste thérapeutique », les médecins préviennent cependant qu’il faudra des années avant de trouver un éventuel traitement curatif. « Il s’écoule en moyenne 10 ou 15 ans entre la piste et le médicament, c’est un travail de longue haleine », rappelle Jacques Grill.

SUD FRANCE – l’article  ici

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15 février 2024 – Journée internationale du cancer de l’enfant

15 février 2024 – Journée internationale du cancer de l’enfant

Le cancer chez l’enfant est la première cause de mortalité dans les pays développés, par maladie !

Cette journée internationale vise à mieux faire connaître cette réalité et promouvoir les actions de prévention, mais aussi les soins et la recherche.

La stratégie de lutte contre les cancers 2021-2030 :

Les cancers pédiatriques font, de longue date, partie intégrante des plans gouvernementaux, aussi bien au niveau de la recherche que pour la prise en charge des enfants malades et de leurs familles. Cet effort se poursuit avec la nouvelle stratégie mise en place.

En France, plus de 3000 nouveaux cas dénombrés chaque année chez les enfants de zéro à 18 ans (Source CPAM).

Le cancer chez l’enfant est une maladie grave qui représente 1 à 2 % de l’ensemble des cancers. Et 3500 nouveaux cas pour la tranche de zéro à 25 ans sont dénombrés chaque année ! (source Inca).

Certaines formes de cancers sont spécifiques à l’enfant et, inversement, la plupart des cancers de l’adulte n’existent pas chez l’enfant.

Les facteurs favorisant le développement du cancer ont été clairement identifiés chez l’adulte (alcool, tabac, produits toxiques, virus, etc.), mais ces cause sont très rarement présentes chez l’enfant : seulement 5% serait d’origine génétique d’après l’Institut National du Cancer, et le reste?

Les autres facteurs de risques sont liés à l’exposome, c’est à dire à la somme des expositions aux facteurs environnementaux !

Les traitements ont fait des progrès considérables au cours des dernières décennies et on atteint aujourd’hui un taux de « guérison » de 80%. Mais les récidives concernent un enfant sur deux !

On doit pouvoir faire beaucoup mieux, ensemble, pour repousser les limites des #cancerspediatriques !

Les enfants sont notre avenir !

On compte sur vous.

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Cancer : Lucas, le miraculé de Noël

Cancer : Lucas, le miraculé de Noël

Depuis ses 6 ans, l’enfant bataillait contre un cancer du cerveau incurable. Aujourd’hui, la tumeur n’est plus là. 
De quoi susciter un fol espoir pour les malades comme pour la science.

Lucas se rappelle d’un passage secret qu’il affectionnait, via ce petit jardin qui mène directement de l’institut Gustave-Roussy à la « maison des parents ». Il se souvient également de l’équipe médicale attentionnée. Et de cette « machine à bruits » dans laquelle il a appris à rester immobile tout petit, à 6 ans. Cette IRM, il l’aimait moins… Il sourit, change de sujet, virevolte autour du sapin qu’il ­s’apprête à décorer et accroche quelques guirlandes à son cou avant d’exploser de rire. Plus de questions. Lucas est un garçon de 12 ans, si lumineux qu’il embarque avec lui tout son monde.

Un gamin tourbillonnant de vie, normal, à une exception près : il est un cas unique pour la communauté scientifique. Lucas est le premier enfant au monde à avoir probablement vaincu un cancer du cerveau réputé incurable : le gliome infiltrant du tronc cérébral. Une maladie orpheline, sans traitement, le plus grand défi de la recherche oncologique pédiatrique, puisqu’elle touche principalement de très jeunes enfants dont l’espérance de vie médiane après diagnostic est bien sombre : environ onze mois.

Son histoire relève du miracle, mais elle offre surtout un incroyable espoir à la recherche. Le 27 décembre, Lucas fêtera un double anniversaire sur les pistes de ski. Ses 13 ans et l’arrêt depuis un an de l’évérolimus, son médicament quotidien depuis cinq ans. À cela aussi, Lucas ne veut plus penser. « Il sait bien ce qui lui arrive, il sait qu’il a eu de la chance, mais ce n’est pas comme pour un prix ou une compétition qu’il aurait gagnée. À l’école, les professeurs ont essayé de lui en parler, mais il a refusé. Un préado ne se fait pas de la pub avec ça ! » lâche Cédric, son père. « Quand la maladie s’est déclarée, nous avons dû tout ­annuler »

Pour la première fois, Cédric et Olesja ont osé réserver leurs vacances de Noël avec Lucas et Tatiana, leurs deux enfants, « un peu » en avance. « Quand la maladie s’est déclarée, en juillet 2017, nous avons dû tout ­annuler. Dès lors, c’était fini. Impossible d’anticiper quoi que ce soit, pendant ces six années. On ne faisait plus de plans », ajoute Olesja.

C’est en vacances chez ses grands-­parents, aux Pays-Bas, que le petit garçon commence à éprouver des pertes d’équilibre. L’IRM révèle la présence d’une boule dans son cerveau. Au centre hospitalier Saint-Luc, à Bruxelles, où il est d’abord pris en charge, une ­neuropsychiatre l’oriente vers l’institut Gustave-Roussy, à Villejuif, dans le Val-de-Marne, où un essai clinique ­inédit, piloté par le Dr Jacques Grill, a lieu depuis 2014.

Destiné aux enfants atteints d’un gliome infiltrant du tronc cérébral, il propose une thérapie ciblée en fonction des différentes anomalies détectées dans chaque tumeur. « À Bruxelles, on nous a simplement dit que le diagnostic était compliqué. Ils prononçaient les mots gliome infiltrant, mais ça n’était pas très clair. Ils nous ont donné de la cortisone pour réduire l’inflammation. À ce moment-là, personne ne nous a parlé de la faible espérance de vie. On l’a compris un peu plus tard. Mais en tant que parents, c’est de toute manière impossible de ­s’attarder sur les terribles statistiques de survie, sinon on ­s’effondre », explique Cédric.

Pour la famille, cet été-là, c’est comme si le temps, tout en devenant plus dense, s’étirait indéfiniment. Il y a Lucas, qu’il faut couver, ­rassurer ; la grande sœur, encore très jeune, à qui l’on doit aussi expliquer la maladie, la paperasse, le formulaire S2, qui permet à une personne assurée dans un pays de l’Union européenne de recevoir un traitement ­médical dans un autre pays car, Lucas étant belge, il faut ­prouver qu’aucune autre thérapie n’est possible ­ailleurs qu’à Gustave-Roussy. Ce qui prend un certain temps.

En attendant, il y a les nuits blanches pour Cédric, qui n’arrête pas de faire des recherches sur Internet. Un soir, il tombe sur la page Facebook de parents d’enfants atteints du même mal que Cédric. Certains racontent qu’un traitement prétendument miraculeux existe dans une clinique de Monterrey, au Mexique. Chaque phase coûte entre 20 000 et 30 000 dollars, et les cycles sont répétés toutes les quatre semaines. Dans l’espoir de ­sauver leur enfant, certains mettent en vente leur maison.

« On hésitait. On a réussi à avoir quelqu’un au téléphone, il se présentait comme un médecin. Ça ne rentrait dans aucun cadre. On a compris qu’il était prêt à essayer tout et n’importe quoi. Il avait soi-disant accès à toutes les molécules sans approbation de la FDA, la Food and Drug Admnistration. Les résultats antérieurs n’étaient pas publiés. On devait ­accepter un “cocktail magique” sans trop se poser de questions. C’était foireux », se souvient Cédric, comme désolé d’y avoir seulement pensé.

Ladite clinique aurait mis la clé sous la porte durant la pandémie, mais d’autres continuent de proposer leurs services ­alternatifs aux familles en détresse. Cédric et Olesja ont heureusement fait le choix de conduire leur fils vers le traitement expérimental encadré de Gustave-Roussy.

Alors, direction « Biomede 1 », du nom de l’essai, avec une équipe aux petits soins. Lucas doit passer le préambule de la ­biopsie. « Pour deux raisons. D’abord pour ­prouver la nature de la tumeur, parce qu’avec une simple radio on se trompe une fois sur dix. L’objectif est de traiter uniquement des patients avec ce gliome. Deuxième raison, pour pouvoir faire des analyses plus précises, donc séquencer tout l’ADN de la tumeur. Ce qui, pour cette ­maladie, n’avait jamais été pratiqué auparavant dans le monde », explique le médecin chercheur Jacques Grill, qui va désormais suivre l’enfant comme il suit près de 250 enfants et une ­poignée de jeunes adultes.

 « Lucas a eu une évolution inédite dans l’histoire de la science »

Le traitement combine une série de trente radiothérapies avec la prise quotidienne, dans le cas de Lucas, de l’évérolimus. À chaque IRM destinée à ­surveiller la progression de la tumeur, Cédric et Olesja retiennent leur souffle. Et, à chaque ­rendez-vous, le résultat est un peu plus étonnant… voire spectaculaire. Non seulement l’enfant se stabilise, mais la tumeur disparaît doucement.

Tout le monde reste prudent. Le mot « guérison » n’existe pas lorsqu’on parle de la ­maladie du gliome infiltrant du tronc cérébral. Parce qu’elle ne s’est jamais produite auparavant. « Lucas a eu une évolution inédite dans l’histoire de la science, précise le Dr Grill. Sur 250 patients suivis dans ce protocole, seulement une petite dizaine n’est pas morte. C’est très peu. Il y a huit “longs survivants”. Mais Lucas est différent : chez lui la maladie a disparu. Ce qu’on appelle un phénotype extrême. Je n’avais jamais vu ça. Pour cette tumeur, l’espérance de vie médiane est de onze mois. La moitié des enfants meurent avant. C’est pour nous la pire des maladies en cancérologie. »

Désormais, le check-up n’a lieu que tous les six mois. Mais tout le monde reste prudent : le mot «guérison» n’existe pas encore pour ce gliome malin

La tumeur de Lucas a en réalité développé une anomalie extrêmement rare qui aurait permis la bonne réponse au traitement. Au labo de Gustave-Roussy, l’équipe s’active avec l’espoir immense de reproduire cette anomalie (mutation), de la tester in vitro sur les cellules d’un autre enfant puis de vérifier que la tumeur ne pousse plus, et ainsi de développer dans le futur un médicament capable de reproduire le même mécanisme. « La tumeur de Lucas est une “machine à apprendre”. On s’est rendu compte qu’avec la même maladie les tumeurs étaient différentes. L’idée, c’est de ne pas avoir un traitement, mais plusieurs, en fonction de tel ou tel type de gliome », note le pédiatre neuro-oncologue.

Dans le même temps, des analyses ont été faites sur d’autres petits survivants, avec des pistes de médicaments déjà identifiés. Mais Lucas représente le cas le plus intéressant, dans la mesure où sa mutation s’accompagne d’une disparition de la tumeur.

Les parents espèrent que le cas de leur fils fera avancer la science

Aujourd’hui, à Gustave-Roussy, tous mettent les bouchées doubles avec une seconde phase de tests nommée « Biomede 2 ». Pour 360 petits patients, l’évérolimus est comparé à un nouveau médicament, l’ONC201, développé par une start-up américaine. « Avant et même encore maintenant, lorsque le diagnostic du gliome malin tombe, certains médecins disent aux parents : “Votre enfant va mourir dans l’année, profitez-en, créez-vous des souvenirs. Allez à Tahiti.” Grâce à cette recherche, les choix thérapeutiques vont s’élargir et le discours pourrait changer radicalement », conclut Jacques Grill.

Cédric et Olesja ne savent pas quoi répondre aux quelques parents qui leur demandent quel régime suit leur enfant, quelle est sa particularité ? Ils espèrent simplement que son cas fera avancer la science. Pour Lucas, les examens se sont désormais espacés. Le check-up n’a lieu que tous les six mois.

Mais, pour Cédric et Olesja, il engendre toujours le même stress. Alors, ils ont décidé de ne plus regarder aucune imagerie et de s’en remettre au Dr Grill. Ils peuvent prendre exemple sur leur « long survivant », comme tempère encore la science, celui qui pourrait bientôt sauver des milliers d’autres enfants : il leur suffit de le regarder faire le clown devant le sapin de Noël. Insouciant, enfin.

 

PARIS MATCH – l’article  ici

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