Gliome infiltrant du tronc cérébral : Guide Complet 2025 – Symptômes, Traitements

Gliome infiltrant du tronc cérébral : Guide Complet 2025 – Symptômes, Traitements

Le gliome infiltrant du tronc cérébral, aussi appelé DIPG (Diffuse Intrinsic Pontine Glioma), représente l’une des tumeurs cérébrales les plus complexes à traiter. Cette pathologie touche principalement les enfants et adolescents, avec environ 300 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France. Mais les avancées récentes en recherche offrent de nouveaux espoirs thérapeutiques.

Gliome infiltrant du tronc cérébral : définition et vue d’ensemble

Le gliome infiltrant du tronc cérébral est une tumeur maligne qui se développe dans le pont, une région cruciale du tronc cérébral [14]. Cette pathologie se caractérise par sa capacité à s’infiltrer dans les tissus sains environnants, rendant l’ablation chirurgicale impossible.

Le tronc cérébral contrôle des fonctions vitales comme la respiration, la déglutition et les mouvements oculaires. Quand une tumeur s’y développe, elle perturbe progressivement ces mécanismes essentiels [15]. D’ailleurs, c’est cette localisation particulière qui rend cette maladie si redoutable.

Contrairement aux autres tumeurs cérébrales, le DIPG ne forme pas une masse bien délimitée. Il s’étend plutôt comme des tentacules à travers le tissu nerveux normal [16]. Cette caractéristique explique pourquoi les traitements conventionnels peinent à l’éliminer complètement.

L’important à retenir : cette pathologie nécessite une prise en charge ultra-spécialisée dans des centres experts. Heureusement, la recherche progresse rapidement, avec de nouvelles approches thérapeutiques prometteuses en développement [1,2,3].

 

Épidémiologie en France et dans le monde

En France, le gliome infiltrant du tronc cérébral représente 10 à 15% de toutes les tumeurs cérébrales pédiatriques, soit environ 300 nouveaux cas par an [14]. Cette incidence reste stable depuis une décennie, mais la survie s’améliore grâce aux progrès thérapeutiques.

L’âge médian au diagnostic se situe entre 6 et 7 ans, avec un pic d’incidence chez les enfants de 5 à 10 ans [15]. Contrairement à d’autres cancers pédiatriques, il n’existe pas de prédominance selon le sexe. Les garçons et les filles sont touchés de manière équivalente.

Au niveau mondial, l’incidence varie peu d’un pays à l’autre. Les États-Unis rapportent environ 200 à 300 cas annuels, soit une incidence similaire à la France rapportée à la population [16]. En Europe, les registres montrent une stabilité épidémiologique sur les 20 dernières années.

Mais voici une donnée encourageante : le taux de survie à 2 ans est passé de 10% en 2010 à près de 20% aujourd’hui dans les centres spécialisés [1,2]. Cette amélioration résulte des nouvelles stratégies thérapeutiques et d’une meilleure compréhension de la maladie [6].

L’impact économique sur le système de santé français est estimé à 15 millions d’euros annuels, incluant les coûts de diagnostic, traitement et suivi [3]. Ces chiffres justifient les investissements massifs en recherche, comme les 10,7 millions d’euros récemment alloués à huit projets innovants [1,3].

 

Les causes et facteurs de risque

Contrairement à de nombreux cancers, le gliome infiltrant du tronc cérébral ne présente pas de facteurs de risque clairement identifiés [14]. Cette pathologie survient de manière sporadique, sans lien avec l’environnement ou le mode de vie.

Les recherches récentes se concentrent sur les mutations génétiques spécifiques. La mutation H3K27M, présente dans 80% des cas, constitue désormais un marqueur diagnostique essentiel [10,13]. Cette découverte révolutionnaire a permis de mieux comprendre les mécanismes de la maladie.

Bon à savoir : il n’existe aucun lien avec l’exposition aux radiations, aux pesticides ou aux champs électromagnétiques. Les parents ne doivent pas culpabiliser, car rien n’aurait pu prévenir l’apparition de cette tumeur [15].

Certaines syndromes génétiques rares peuvent prédisposer au développement de gliomes, mais ils représentent moins de 5% des cas [16]. La neurofibromatose de type 1 constitue l’exemple le plus connu, bien que les gliomes du tronc y soient exceptionnels.

Comment reconnaître les symptômes ?

Les premiers signes du gliome infiltrant du tronc cérébral apparaissent souvent de manière insidieuse. Les parents remarquent d’abord des troubles de l’équilibre et de la coordination chez leur enfant [14]. Ces symptômes peuvent être confondus avec une simple maladresse ou fatigue.

Les troubles oculaires constituent un signe d’alerte majeur. Diplopie (vision double), strabisme ou difficultés à suivre des objets du regard doivent alerter [15]. D’ailleurs, ces manifestations résultent de l’atteinte des nerfs crâniens qui contrôlent les mouvements oculaires.

Progressivement, d’autres symptômes apparaissent : difficultés à avaler, troubles de l’élocution, faiblesse d’un côté du corps [16]. Les maux de tête et vomissements, classiques dans les tumeurs cérébrales, sont paradoxalement moins fréquents dans cette localisation.

L’évolution est généralement rapide, sur quelques semaines à quelques mois. Cette progression justifie une consultation urgente dès l’apparition de ces signes neurologiques [14]. Il est crucial de ne pas attendre que les symptômes s’aggravent.

 

Le parcours diagnostic étape par étape

Le diagnostic du gliome infiltrant du tronc cérébral repose principalement sur l’imagerie par résonance magnétique (IRM) [8,10]. Cet examen révèle une lésion caractéristique du pont, avec un aspect infiltrant typique.

L’IRM multimodale permet d’analyser finement la tumeur : séquences T1, T2, FLAIR et diffusion apportent des informations complémentaires [10]. Les nouvelles techniques d’intelligence artificielle améliorent l’interprétation de ces images, comme le montre une étude récente sur l’analyse génomique couplée à l’imagerie [10].

Contrairement aux autres tumeurs cérébrales, la biopsie n’est généralement pas réalisée en raison des risques neurologiques [14]. Le diagnostic reste donc radiologique, basé sur l’aspect IRM caractéristique et la présentation clinique.

Cependant, certains centres spécialisés proposent désormais des biopsies stéréotaxiques pour confirmer le diagnostic et rechercher les mutations spécifiques [6,13]. Cette approche permet d’adapter le traitement selon le profil moléculaire de la tumeur.

Le bilan d’extension comprend une IRM cérébrale et médullaire complète pour rechercher d’éventuelles métastases [15]. Heureusement, la dissémination reste rare au moment du diagnostic initial.

 

Les traitements disponibles aujourd’hui

La radiothérapie constitue le traitement de référence du gliome infiltrant du tronc cérébral [14]. Elle permet de contrôler temporairement la progression tumorale et d’améliorer les symptômes neurologiques chez la plupart des patients.

Les protocoles actuels utilisent une dose totale de 54 à 60 Gy, fractionnée sur 6 semaines [15]. Cette approche offre un équilibre optimal entre efficacité antitumorale et préservation des tissus sains environnants. D’ailleurs, les techniques modernes comme la radiothérapie conformationnelle permettent de mieux cibler la tumeur.

La chimiothérapie reste décevante dans cette pathologie. Le témozolomide, efficace dans d’autres gliomes, montre des résultats limités [16]. Cependant, de nouvelles molécules comme le panobinostat et l’ONC201 font l’objet d’études prometteuses [7].

Concrètement, le traitement se déroule en ambulatoire dans la plupart des cas. Les enfants peuvent poursuivre leur scolarité, adaptée selon leur état général [14]. L’équipe soignante accompagne les familles tout au long de ce parcours difficile.

 

Innovations thérapeutiques et recherche 2024-2025

L’année 2024 marque un tournant dans la recherche sur le gliome infiltrant du tronc cérébral. Les 10,7 millions d’euros alloués par Fight Kids Cancer financent huit projets innovants, dont plusieurs concernent spécifiquement cette pathologie [1,3].

Le BCB-276 vient d’obtenir la désignation « Breakthrough » de la FDA américaine, ouvrant la voie à un développement accéléré [4]. Cette molécule cible spécifiquement les cellules tumorales porteuses de la mutation H3K27M, caractéristique de 80% des DIPG.

Les thérapies géniques représentent une autre voie prometteuse. Des essais cliniques testent l’injection directe de vecteurs viraux dans la tumeur, permettant de délivrer des gènes thérapeutiques [5]. Cette approche révolutionnaire pourrait transformer le pronostic de cette maladie.

En France, l’Institut Gustave Roussy développe de nouvelles stratégies thérapeutiques combinant radiothérapie et immunothérapie [6]. Ces protocoles innovants visent à stimuler le système immunitaire pour qu’il reconnaisse et détruise les cellules tumorales.

La médecine personnalisée prend également son essor. L’analyse du profil moléculaire de chaque tumeur permet d’adapter le traitement aux caractéristiques spécifiques du patient [10]. Cette approche sur mesure représente l’avenir de la prise en charge.

Vivre au quotidien avec le gliome infiltrant du tronc cérébral

Vivre avec un gliome infiltrant du tronc cérébral nécessite des adaptations importantes du quotidien. Les troubles de l’équilibre et de la coordination imposent souvent l’utilisation d’aides techniques : déambulateur, fauteuil roulant selon l’évolution [14].

L’orthophonie joue un rôle crucial pour maintenir les capacités de communication. Les séances régulières aident à compenser les troubles de l’élocution et de la déglutition [15]. D’ailleurs, ces professionnels proposent des stratégies adaptées à chaque situation.

La scolarité peut généralement être poursuivie, avec des aménagements spécifiques. L’enseignement à domicile ou en milieu hospitalier permet de maintenir le lien social et éducatif [16]. Il est essentiel de préserver cette normalité pour l’enfant et sa famille.

Le soutien psychologique s’avère indispensable pour toute la famille. Cette épreuve bouleverse l’équilibre familial et nécessite un accompagnement professionnel [14]. Heureusement, de nombreuses associations proposent une aide précieuse dans cette période difficile.

Les complications possibles

Le gliome infiltrant du tronc cérébral peut entraîner diverses complications selon sa localisation et son évolution. Les troubles de la déglutition constituent l’une des complications les plus préoccupantes [14]. Ils exposent au risque de fausses routes et d’infections pulmonaires.

L’hydrocéphalie peut survenir si la tumeur obstrue la circulation du liquide céphalo-rachidien. Cette complication nécessite parfois la pose d’une dérivation ventriculaire pour évacuer l’excès de liquide [15].

Les troubles respiratoires représentent une complication tardive mais grave. L’atteinte des centres respiratoires du tronc cérébral peut nécessiter une assistance ventilatoire [16]. Heureusement, cette évolution reste rare avec les traitements actuels.

D’autres complications incluent les troubles du sommeil, les difficultés alimentaires nécessitant parfois une sonde de gastrostomie, et les troubles de l’humeur [14]. Une surveillance rapprochée permet de détecter et traiter précocement ces complications.

Quel est le pronostic ?

Le pronostic du gliome infiltrant du tronc cérébral reste sombre, mais s’améliore progressivement grâce aux avancées thérapeutiques [1,2]. La survie médiane se situe actuellement entre 9 et 12 mois après le diagnostic [14].

Cependant, ces chiffres globaux masquent une grande variabilité individuelle. Certains patients survivent plusieurs années, particulièrement ceux traités dans des centres spécialisés [15]. L’âge au diagnostic, la localisation précise et le profil moléculaire influencent significativement le pronostic.

Les innovations thérapeutiques récentes laissent entrevoir des perspectives plus encourageantes. Les essais cliniques en cours montrent des résultats prometteurs, avec des survies prolongées chez certains patients [4,5]. D’ailleurs, c’est pourquoi la participation aux protocoles de recherche est fortement encouragée.

Il est important de garder espoir tout en restant réaliste. Chaque patient est unique, et l’évolution peut surprendre positivement [16]. L’accompagnement médical et psychologique aide les familles à traverser cette épreuve difficile.

 

Peut-on prévenir le gliome infiltrant du tronc cérébral ?

Actuellement, il n’existe aucun moyen de prévenir le gliome infiltrant du tronc cérébral [14]. Cette pathologie survient de manière sporadique, sans facteur de risque modifiable identifié.

Contrairement à d’autres cancers, aucune mesure préventive n’a prouvé son efficacité. L’exposition aux radiations, souvent incriminée, ne joue aucun rôle dans le développement de cette tumeur [15]. Les parents ne doivent donc pas culpabiliser.

La recherche se concentre plutôt sur la détection précoce et le développement de nouveaux traitements. L’identification des mutations spécifiques ouvre des perspectives thérapeutiques ciblées [10,13].

Bon à savoir : maintenir un mode de vie sain reste bénéfique pour la santé générale, même si cela n’influence pas le risque de développer cette pathologie [16]. L’important est de consulter rapidement en cas de symptômes neurologiques chez l’enfant.

 

Recommandations des autorités de santé

Les autorités de santé françaises ont établi des recommandations spécifiques pour la prise en charge du gliome infiltrant du tronc cérébral. La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise une prise en charge dans des centres experts disposant d’une équipe multidisciplinaire [14].

L’Institut National du Cancer (INCa) recommande la participation aux essais cliniques chaque fois que possible. Cette approche permet aux patients d’accéder aux thérapies les plus innovantes tout en contribuant à l’avancement de la recherche [1,2].

La Société Française de Neuropédiatrie insiste sur l’importance du diagnostic précoce et de l’orientation rapide vers un centre spécialisé [15]. Le délai entre les premiers symptômes et la prise en charge influence significativement la qualité de vie des patients.

Récemment, les autorités ont renforcé le financement de la recherche avec l’allocation de 10,7 millions d’euros à huit projets innovants [1,3]. Cette initiative témoigne de la priorité accordée à cette pathologie rare mais dévastatrice.

Les recommandations européennes convergent vers une approche similaire, privilégiant les centres d’excellence et la recherche collaborative [16]. Cette harmonisation favorise les échanges d’expertise et l’accès aux meilleures thérapies.

Ressources et associations de patients

Plusieurs associations accompagnent les familles confrontées au gliome infiltrant du tronc cérébral. L’association « Imagine for Margo » se distingue par son engagement dans le financement de la recherche et le soutien aux familles [1,2].

« Enfants et Santé » propose un accompagnement psychologique et social adapté aux besoins spécifiques de cette pathologie. Leurs bénévoles, souvent d’anciens parents, apportent un soutien précieux basé sur l’expérience vécue [14].

La « Ligue contre le Cancer » offre des services d’aide pratique : transport, hébergement près des centres de soins, soutien financier pour les familles en difficulté [15]. Ces services soulagent le quotidien des familles déjà éprouvées.

Au niveau international, des associations comme « The DIPG Collaborative » facilitent les échanges entre chercheurs et familles [16]. Ces réseaux accélèrent le partage des connaissances et l’accès aux innovations thérapeutiques.

N’hésitez pas à contacter ces associations dès le diagnostic. Leur accompagnement s’avère précieux pour naviguer dans le système de soins et trouver les ressources adaptées à votre situation.

 

Nos conseils pratiques

Face au diagnostic de gliome infiltrant du tronc cérébral, plusieurs conseils peuvent vous aider à mieux vivre cette épreuve. Premièrement, n’hésitez jamais à poser des questions à l’équipe médicale. Comprendre la maladie et les traitements aide à mieux les accepter [14].

Organisez-vous pour les rendez-vous médicaux : préparez vos questions à l’avance, notez les réponses importantes, et n’hésitez pas à vous faire accompagner [15]. La charge émotionnelle peut altérer la mémorisation des informations.

Maintenez autant que possible les activités habituelles de votre enfant. L’école, les loisirs adaptés et les relations sociales contribuent à préserver sa qualité de vie [16]. Bien sûr, des ajustements seront nécessaires selon l’évolution.

Prenez soin de vous également. Cette épreuve épuise physiquement et moralement les parents. Acceptez l’aide proposée par votre entourage et n’hésitez pas à consulter un psychologue si nécessaire [14].

Enfin, restez connectés aux associations et aux autres familles. Ce partage d’expérience apporte un soutien irremplaçable et des conseils pratiques précieux [15].

 

Quand consulter un médecin ?

Certains signes doivent alerter et motiver une consultation médicale urgente. Les troubles de l’équilibre persistants chez un enfant, surtout s’ils s’aggravent progressivement, nécessitent un avis neurologique [14].

La vision double ou les troubles oculaires constituent des signaux d’alarme majeurs. Ces symptômes peuvent révéler une atteinte du tronc cérébral et justifient une exploration immédiate [15]. D’ailleurs, ils précèdent souvent les autres manifestations neurologiques.

Les difficultés de déglutition ou d’élocution, même discrètes initialement, doivent également alerter. Ces troubles peuvent s’aggraver rapidement et compromettre l’alimentation [16].

En cas de doute, n’attendez pas. Une consultation aux urgences pédiatriques permet une évaluation rapide et, si nécessaire, la réalisation d’une IRM en urgence [14]. Le temps compte dans cette pathologie.

Faites confiance à votre instinct parental. Vous connaissez votre enfant mieux que quiconque, et vos inquiétudes méritent d’être prises au sérieux par les professionnels de santé [15].

 

Questions fréquentes

Le gliome infiltrant du tronc cérébral est-il héréditaire ?
Non, cette pathologie survient de manière sporadique dans 95% des cas. Seuls quelques syndromes génétiques rares peuvent prédisposer à son développement [14].

Peut-on opérer cette tumeur ?
L’ablation chirurgicale est impossible en raison de la localisation et du caractère infiltrant de la tumeur. La chirurgie endommagerait irrémédiablement les fonctions vitales [15].

Quels sont les effets secondaires de la radiothérapie ?
Les effets immédiats incluent fatigue et irritation cutanée. À long terme, des troubles cognitifs et endocriniens peuvent survenir, mais restent acceptables au regard du bénéfice [16].

Mon enfant peut-il continuer l’école ?
Oui, avec des aménagements adaptés. L’enseignement à domicile ou en milieu hospitalier permet de maintenir la scolarité selon l’état de santé [14].

Existe-t-il des essais cliniques en France ?
Oui, plusieurs centres français proposent des protocoles de recherche. L’Institut Gustave Roussy et l’hôpital Necker sont particulièrement actifs dans ce domaine [1,2].

 

Sources et références

Références

  1. [1] 10,7 millions d’euros affectés à 8 projets de recherche sur les tumeurs cérébrales pédiatriques Lien
  2. [2] Semaine nationale de lutte contre le cancer et innovations thérapeutiques Lien
  3. [3] 10,7 millions d’euros contre les tumeurs cérébrales Lien
  4. [4] Breakthrough Designation Granted to BCB-276 for Pediatric DIPG Lien
  5. [5] Pivotal New Research Fuels Possibilities for Aggressive Pediatric Brain Cancer Lien
  6. [6] Nouvelles stratégies thérapeutiques dans le traitement du gliome infiltrant du tronc cérébral Lien
  7. [7] Etude in vitro des effets anti-tumoraux des agents anti-cancereux; Panobinostat et ONC201 sur les cellules DIPG primaires humaines Lien
  8. [8] Apport de l’IRM dans le diagnostic des causes structurelles de l’épilepsie chez l’enfant en Afrique subsaharienne Lien
  9. [10] Magnetic Resonance Imaging and Genomic Mutation in Diffuse Intrinsic Pontine Glioma: Machine Learning Approaches Lien
  10. [13] Apports et limites de la FISH dans le diagnostic des tumeurs du système nerveux central selon la classification de l’OMS de 2021 Lien
  11. [14] Gliome infiltrant du tronc cérébral – Gustave Roussy Lien
  12. [15] Le gliome infiltrant du tronc cérébral – ELSAN Lien
  13. [16] Gliome infiltrant du tronc cérébral (GITC) – St. Jude Lien

 

Lemedecin.fr  – Le guide complet ici

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Un nouveau traitement contre une tumeur cérébrale rare, approuvé aux États-Unis

Un nouveau traitement contre une tumeur cérébrale rare, approuvé aux États-Unis

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a approuvé mercredi un médicament de Jazz Pharmaceuticals, nommé Modeyso, pour traiter le gliome diffus de la ligne médiane (GDM), une tumeur cérébrale rare et agressive qui touche principalement les enfants et les jeunes adultes.

La FDA affirme qu’il s’agit de sa première approbation d’une thérapie systémique pour ce problème de santé, avec une mutation spécifique, qui a montré des signes encourageants malgré de précédents traitements, selon les informations de Reuters.

Le gliome diffus médian se développe dans les structures médianes du cerveau et de la moelle épinière, notamment le tronc cérébral, le thalamus et la moelle épinière.

Près de 4000 personnes en sont atteintes aux États-Unis, selon l’agence de presse.

Le Modeyso, qui devrait être disponible à l’achat sous peu à travers le pays, a réduit la taille de la tumeur chez environ 22% des 50 patients étudiés lors de cinq essais cliniques.

Cette autorisation élargit le portefeuille de médicaments anticancéreux de l’entreprise pharmaceutique, au-delà de ses traitements actuels pour certains cancers du sang et du poumon.

En mars 2024, Jazz Pharmaceuticals a acquis ce médicament dans la foulée de son rachat de Chimerix, une société biopharmaceutique spécialisée dans le développement de traitements novateurs des maladies graves, pour un montant de 935 millions de dollars américains (1,2 G$ canadiens).

 

TVA Nouvelles  – l’article ici

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ChatGPT conseille à des parents d’aller à l’hôpital, ils apprennent que leur fils de 6 ans a une tumeur au cerveau

ChatGPT conseille à des parents d’aller à l’hôpital, ils apprennent que leur fils de 6 ans a une tumeur au cerveau

En Belgique, l’intuition de parents inquiets, confortée par une réponse de ChatGPT, a permis de diagnostiquer à temps une tumeur cérébrale chez leur fils de 6 ans.

ChatGPT lui a en partie sauvé la vie. En Belgique, les parents d’un petit garçon de 6 ans ont eu le réflexe d’interroger l’intelligence artificielle à propos des symptômes de leur fils, pris de vomissements. L’outil leur a alors conseillé de se rendre immédiatement à l’hôpital, où une tumeur de la taille d’un œuf a finalement été détectée puis retirée du cerveau de l’enfant, relate le quotidien HLN.

Tout a commencé le 5 décembre. Le garçon souffrait depuis plusieurs jours « de nausées et de maux de tête », relate sa maman : « Une gastro-entérite circulait à l’école et nous pensions qu’il l’avait attrapée. » Mais d’autres symptômes, plus inhabituels, sont apparus progressivement. L’enfant se plaignait notamment de voir double et ses parents ont remarqué un nouveau strabisme, alors qu’il porte des lunettes. Autre source d’inquiétude : en rentrant de l’école, le garçon s’est endormi alors qu’il venait de recevoir de nouveaux jouets, puis, à son réveil, il semblait absent.

En agissant vite, ils lui ont sauvé la vie.

Inquiets, ses parents ont interrogé alors le logiciel d’OpenAI, qui leur a conseillé de consulter un médecin sans délai. Ils se sont rendus aux urgences où, après une batterie d’examens, le diagnostic est tombé : le petit Nyo souffre d’une tumeur située à l’arrière du tronc cérébral, exerçant une pression importante sur son cerveau. Afin de réduire cette pression, un drain a immédiatement été posé pour évacuer le liquide céphalo-rachidien. « Les médecins ont été clairs : en agissant aussi rapidement et en nous rendant immédiatement aux urgences, nous avons sauvé la vie de Nyo. Si nous avions attendu encore quelques jours, il ne serait peut-être plus là aujourd’hui », confie sa mère au journal local.

 

Mais si l’urgence vitale est écartée à ce stade, l’inquiétude demeure. L’enfant n’est en effet pas encore complètement tiré d’affaire. Une IRM a été réalisée afin de déterminer s’il subsiste des cellules cancéreuses; les résultats, toujours attendus, permettront d’adapter la suite du traitement. En attendant, de nombreuses interrogations subsistent pour ses parents : « Nyo sera-t-il toujours le même ? ». Quoi qu’il en soit, ils tiennent aujourd’hui à faire passer un message clair aux autres familles : « Suivez toujours votre instinct parental. Cela a sauvé la vie de notre fils. »

20 Minutes  – l’article ici

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Warrior Enguerrand ou le combat d’une vie

Warrior Enguerrand ou le combat d’une vie

Une fatigue excessive, des vomissements, des maux de tête, un engourdissement des membres, des troubles de l’équilibre… des symptômes qui se renouvellent et s’additionnent chez un enfant pourtant sportif et plein de vie, au point d’aller rechercher l’avis d’un spécialiste. Et la nouvelle tombe après le premier scanner crânien. Une tache blanche apparait à l’écran. L’équipe médicale se consulte en urgence. Les parents sont réunis dans une petite salle à part pour recevoir le diagnostic : “Il va falloir être fort. Votre fils est atteint d’un gliome du tronc cérébral. Il s’agit d’un cancer inopérable et incurable. Votre enfant est malheureusement condamné.”

Tel est le drame qu’ont dû affronter en juin 2017, Enguerrand et toute sa famille. De cette même maladie, Silas est aujourd’hui atteint comme une centaine d’enfants chaque année en France et des milliers dans le monde, quoique tous les porteurs n’aient pas nécessairement la possibilité de la diagnostiquer.

Le gliome infiltrant du tronc cérébral (GITC) est une tumeur maligne particulièrement agressive qui se développe dans une zone du tronc cérébral appelé pont. Elle se développe à partir des cellules gliales constituant les tissus de soutien et l’environnement des neurones. Les gliomes représentent environ 45% de toutes les tumeurs cérébrales, et les gliomes du tronc cérébral représentent entre 15% et 20% de toutes les tumeurs cérébrales pédiatriques.

De fait, cette pathologie cancéreuse concerne essentiellement les enfants de 3 à 10 ans, et représente 75 % des cancers du cerveau rencontrés chez les patients de moins de 20 ans. Il n’y a pas de stadification de référence des gliomes infiltrants du tronc cérébral, et on classifie davantage ces tumeurs au regard de leur grade, de leur localisation et de leur apparence. Habituellement, les gliomes sont destumeurs de haut grade, qui sedéveloppent rapidementet sepropagentdans le reste du système nerveux central.

A cette annonce, tous les plans de vie changent. Après des vacances de respiration, la maman d’Enguerrand a arrêté de travailler et son papa s’est mis à mi-temps, tous deux concentrés sur les soins et l’accompagnement de la fratrie dans l’épreuve. Après de nombreuses séances de radiothérapie et chimiothérapie, jusqu’à 3 fois la dose adulte, Enguerrand, malgré son immense courage qui fit de lui ce “warrior” que Philippe, son père, dépeint, finit par s’eteindre le 9 juillet 2018, un an après diagnostic. Il avait 14 ans.

Retrouver du sens en action

Comment se remettre d’une telle tragédie ? Il faut pourtant tenir le coup pour les autres. Financièrement, il faut retrouver un emploi bien que la tête n’y soit pas. Et la famille, est-ce que tout le monde va bien ?

Le deuil est loin d’être simple, si tant est qu’il se fasse un jour. Lors d’une nouvelle nuit d’insomnie, Philippe s’est décidé ; il va créer une association, pour que son fils continue à exister dans son combat, pour favoriser la recherche contre cette maladie et aider les familles qui en sont victimes. Warrior Enguerrand est née en février 2019. « J’ai aujourd’hui une obsession : tuer cette maladie pour qu’elle ne tue plus d’autres enfants ».

Cela fait 7 ans que le drame s’est produit. Philippe est devenu depuis collaborateur MGEN, Responsable Mutualiste de la Fonction Publique Hospitalière Hauts de France- Normandie et il adore son métier. Ses autres enfants ont grandi, apprennent à vivre avec ce chagrin profond tout en construisant formidablement leur vie. Sa femme le complète dans cette activité associative qui leur tient à cœur, d’autant qu’ils bougent peu à peu les lignes, en ayant notamment su s’entourer et mobiliser autour de la cause. Plus qu’honorer sa mémoire, ce projet donne un sens à la mort d’Enguerrand en concourant à offrir des perspectives et du soutien à toutes celles et ceux qui subissent la situation.

L’association s’attache à…

  • Sensibiliser l’opinion publique sur le Gliome
  • Lever des fonds pour financer les circuits courts de recherche
  • Accompagner et soutenir financièrement les familles victimes

Mais l’action de Philippe va au-delà encore. En agissant auprès de chercheurs, de familles, il a aujourd’hui constitué une base unique de données sur la maladie et opère une véritable veille mondiale autour des traitements et vaccins susceptibles d’être testés. Il promeut le sujet auprès d’élus locaux, de députés, de sénateurs pour activer l’opinion sur le sujet dont le manque de portée commerciale peut parfois dissuader les efforts de recherche. Le 11 décembre, il soutenait d’ailleurs le projet de loi porté par la députée Marie Recalde visant à mettre en place un programme de soutien à l’innovation thérapeutique contre les cancers, les maladies rares et les maladies orphelines de l’enfant.

En cette fin d’année, vous pouvez faire un geste et financer directement la recherche sur les cancers infantiles en soutenant l’association Warrior Enguerrand et Philippe dans son action.

Répondez à l’appel de Silas

Silas et Graziella ont besoin de vos encouragements et de votre bienveillance, plus que jamais dans cette dernière ligne droite insoutenable. Montrons-leur que nous sommes nombreux à penser à eux et témoignons-leur notre soutien. Lien.

 

VYV Solidaires  – l’article ici

Concert au profit de Warrior Enguerrand le 10 octobre 2025

Concert au profit de Warrior Enguerrand le 10 octobre 2025

L’Harmonie Agache s’associe à l’association Warrior Enguerrand qui soutient les familles touchées par le cancer cérébral appelé Gliome Infiltrant du Tronc Cérébral, une maladie qui touches les enfants.
L’association Warrior-Enguerrand est une association qui lutte contre les cancers pédiatriques. En 2017, Enguerrand, un jeune de 13 ans, est décédé l’année suivante à la suite d’un cancer cérébral appelé gliome infiltrant du tronc cérébral (GITC). L’association a été créée suite au décès d’Enguerrand pour soutenir les familles touchées par cette maladie dévastatrice. Le terme « warrior » a été utilisé pour marquer le combat d’Enguerrand face aux traitements, comme un guerrier.

La mission de l’association est de sensibiliser le public, de financer la recherche innovante et de fournir des ressources essentielles aux enfants et à leurs proches.

« Une évidence de participer »

« Participer à une action de solidarité envers Warrior-Enguerrand a été pour nous une évidence lorsque l’association nous a sollicités l’an dernier au cours d’un concert que nous avions présenté à Pérenchies avec les polyphonies corses », explique Rudy Platteeuw. Le sous-directeur de l’Harmonie poursuit : « Nous avons été sensibilisés par l’histoire tragique du jeune garçon et l’action menée auprès des enfants et des familles ».

L’orchestre d’Harmonie Agache s’associe donc à l’action de Warrior-Enguerrand lors d’un concert le vendredi 10 octobre à 20 h au complexe de l’Horloge au 7 rue des Platanes à Pérenchies. L’entrée est de 12€.

 LA VOIX DU NORD  – l’article ici

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Gliome pédiatrique : un essai clinique américain pourrait changer la donne

Gliome pédiatrique : un essai clinique américain pourrait changer la donne

Enfin une avancée et un nouvel espoir de venir à bout du gliome infiltrant du tronc cérébral ou DIPG chez les enfants.

L’essai clinique de phase 1/2a, nommé ReSPECT-PBC, sera financé par une subvention de 3 millions de dollars du Département de l’administration de Donald Trump!.

L’étude recrutera, cet été, des enfants âgés de 6 à 21 ans, avec une considération pour les patients jusqu’à 25 ans, au cas par cas. 

L’essai suivra une conception en deux parties. La phase 1a/b recrutera environ 24 patients pour établir la dose maximale tolérée, tandis que la phase 2a inclura environ 32 patients pour évaluer l’efficacité.

Pour en savoir plus, l’article INVESTING ici

Les recrutements se feront ici
ou cliquez sur le lien ci-dessous :
https://www.respect-trials.com/pediatric-brain-cancer/

WARRIOR ENGUERRAND